LE VOYAGE DE BARNABE
 

Paris New York

Parce qu'il n'est pas interdit de voyager en restant chez soi... Barnabé continuera sa chronique from home... en attendant le printemps.

 

22 août: la pastille vosgienne

Départ en douceur par Raon-l'étape et St Didier des Vosges, en phase "j'avance et je visiterai plus tard"... Après St-Dié-des Vosges, début des routes charmantes... d'abord aux creux moelleux des vallées (ici vallée de la petite Meurthe) direction Geradmer... c'est l'entrée dans le parc régional des ballons (de rouge).

Pause déjeuner au col de la Schlucht, qui doit certainement une part de son succès (il y avait beaucoup beaucoup de promeneurs, de bikers et de lugeurs d'été!) à son nom rigolo...

et à sa tarte aux myrtilles...

et à son sandwich au munster... miamiamiam

Bien calée, bien reposé,

on attaque la route des crêtes axe nord-sud, vertigineuse: grands connifères, grands lacs au loin en bas...

des vaches heureuses, des ciels de plumes...

On est en Alsace... héhé!

Pas de limites, pas de barrières... on se sent liiiiibres, à part cette interdiction du maire qui nous rappelle à la civilisation.

Une bien belle route donc... sauf que "elles sont où les maisons alsaciennes??"

Ah! enfin... (je ne pense pas que ce soit les plus coquettes mais au moins j ai des photos de Barnabé devant!!)

Dodo à Lucelle, demain sera Suisse ou ne sera pas!!!

Lucelle

 

23 aout: Arrivée en Suisse

A l'aube (plus ou moins) du 23 aout, traversée de la frontière pour gagner la Suisse! Un nouveau pays à ajouter à la liste des conquêtes barnabéennes. C'est toujours une immense satisfaction.

Et, tout de suite, oh! le beau chalet suisse...

Il est également bon de noter que les pruniers prunent en aout...

Autre détail révélateur, le folklore si particulier de nos amis helvètes:

Après s'être un peu égarés sur les routes vicinales....

Ah, non! pas par là...

Nous traversons les gorges du Pichoux, très agréables.

Barnabé, ça lui plaît tellement qu' il a les sapins qui se hérissent sur la tole!

Puis après Bienne, on longe le lac de Bienne avant de bifurquer au Sud, direction Fribourg. Tout au long de la descente vers Monthey, on reste à cheval sur la frontière linguistique français, allemand.. En fait je ne sais jamais aux pauses dans quelle langue demander ma menthe à l'eau. C'est un peu troublant, alors j ai fini par demander des cafés. C'est plus simple.

Fribourg

Tentative de photo panoramique de Fribourg (il faut tourner votre ordi)...

C'est une ville qui a l'air incroyable, l'arrivée par le pont au dessus de la ville ancienne est tout bonnement immanquable et incroyable. C'est si beau que j'en profite pour faire un auto portrait dans la lunette arrière d'une grosse Mercedes;

Puis on longe le lac du fromage préféré des souris...

C'est avec excitation que je vois le relief se rebeler au loin.

Pour les vignettes Barnabé aux pays des fromages voici le N°2

Et son château.

Même les nuages sont immaculés!

Et c'est l'arrivée dans les montagnes du côté de Rossinière.

C'est après cette pause que le ciel nous est tombé sur la tête au col des Mosses par toutatis!

 

24 aout... fin d après midi

Ah, la Suisse... traversée dans la journée sous un ciel bleu et des prés verts étincelants, ce beau pays me réservait un orage de tous les diables pour mon arrivée à Monthey. Un rai de vrai avec la foudre qui éclate au dessus de vos têtes (tiens un flash.... on me prend en photo???) le tonerre qui vous assourdit et des seaux d'eau qui brouille la vue. Ah... la Suisse.

De cet épisode apocalyptique il ne reste que mes doigts ridés comme si j avais passé trois heures à la piscine et un Barnabé humide et fier bravant le ciel.

Heureusement à l'étape, José nous récupérait et Barnabé retrouvait des potes pour la nuit (enfin de la compagnie!!!) pour raconter ses vacances tandis que je me prélassais dans mon bain à bulles, une coupe de champagne à la main.

 

25 AOUT

En compagnie de José et Karine... petite introduction à la culture suisse!

Mais d'abord sortir les bêtes du paddock...

Les nourrir....

Et c'est parti!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Alors, résumons, la Suisse c'est d'abord le contraire de la Belgique.

C'est hérissé.

C'est aussi un pays de frontières... nationales, cantonales, linguistiques..

Les routes y sont alertes et vivifiantes.

La cuisine y est picturale et succulente.

Aaaaaaaaaaahhhh, la croute au fromage du col de Savolayre!!! Merci Karine!!

Les vaches sont un peu snob... mais regardez moi celle-ci:

Pensée de la vache: "C'est quoi.... ça?"

Les commerces sont accueillants (les vaches y sont plus amènes). Ici à Chatel dans le val d'Abondance.

Un vrai suisse possède au moins un chalet, ici "La case"... une maison de poupée magique:

Et puis en Suisse, il y a les suisses... et rien que pour ça, ça vaut le détour!!!!

 

25 AOUT - Résumé

Alors en un jour avec José et Karine, nous avons:

Roulé:

Mangé:

Bu:

Visité:

Joué à la poupée:

Et même, bricolé (bloody cable d'accélérateur.. heureusement que pour revenir à la maison c'était toujours en descente!!!)

Photo de famille:

Merci José, Merci Karine!!! (et encore il n' y a pas de photos du trajet pour Lauzanne, au soleil couchant le long du lac!!)

En voilà une!

 

Direction Guitera-les-bains

Reprenons la route vers le sud au coeur de l'ile... en suivant la N193 jusqu'a Boccognano.

A Boccognano, on bifurque sur la toute petite D27, direction Bastelica.

Là la route serpente au milieu des éboulis.. de loin ca fait frissoner...

De près aussi... ca glisse de partout la montagne dans le coin.

Mais cela degage bien la vue.

Les difficultés se suivent et ne se ressemblent pas.

Pour enfin arriver à l'auberge de Paul Antoine, à Guitera.

La cuisine.. et oui, il n y a pas de hasard.

Le lendemain matin: LES BAINS!!!

Oui, oui, c'est le petit truc en beton, là l'eau fait entre 40 et 35 degrés. Ca lisse la peau et, parait-il ca effraie l'acné.

En tous cas pour un mois d'avril, ca réchauffe les coeurs!

 

Beauté du Boziu..

Au nord-est de Corte, petite région pleine d'églises de toutes époques...

Direction Tralonca...

Santa Lucia di Mercurio:

Le ton de la visite est donné..

Cela réveille l'esprit conquérant de Barnabé..

Près de Sermano, une petite église qui économise les prestations divines..

(Il est écrit: "Prière d'éteindre la lumière en sortant... c'est la crise partout!)

Mais qui possède un merveilleux petit arbre rond à sa porte.

Petit détour latino-américain...

ou comment reposer vraiment en paix..

San Quilico, chapelle romane, lovée dans une forêt de chêne..

Bonne route!!!

Il n'y a pas que les vaches qui mettent bas...

Mais pourquoi tant de cochons? Pour CA:

Retour sur Corte, après un petit pique nique dans la vallée de la Restonica..;

 

Direction Corte

Aujourd’hui nous abandonnons la côte pour le centre de l’île, direction Corte. A la sortie de Ota, un pont, génois comme les tours … même élégance, même simplicité apparente.

Avril, mois du vêlage, histoire d’encombrer encore plus les routes.

Pour rejoindre Corte, il faut d’abord passer le Col du Vergio a 1447 m, l’air change, les odeurs de connifères remplissent l’air… la neige éclaire les cimes. On est dans les Alpes !!

Et au sommet, rencontre avec les "Chtis in black" !

On redescend vers le plateau du Niellu…

Beurk, Barnabé a des poux..

Poux corse vu au microscope :

Sur le plateau, même les chiens de garde ont une drôle de tête !

Puis on file dans le défilé des Gorges de Santa Regina, rouges.

Et Corte, petite ville à l’ambiance italienne quand la lune est pleine (superbe lever de lune en direct !)

 

Piano Piana

Un temps qui invite à la flanerie, Barnabé m’attend, il ne reste plus qu’à sauter en selle.

Les mausolées corses sont omniprésents le long des routes, dans les champs, sous les arbres, près des rivières par-tout. Les architectures sont variées et pleines d imagination… La prochaine fois que j’irai en Corse, je leur ferai un sort phtographique. En attendant, un exemple :

La tour gênoise de Porto. Dans le temps l’île en possédait une centaine et par un habile jeu de signaux une nouvelle pouvait faire le tour de l’île en une heure. Comme dans le Seigneur des anneaux, à peu près.

Premier objectif de la journée, le col de Sevi à 1100 m.

Vue sur la mer depuis les gorges de la Spelunca

Mais là-haut le T-shirt du bord de mer est ridicule et le froid vous pénètre les os… donc sitôt montu, sitôt redescendu…

Aaaaaaahhg ! ma première tripotée de cochons sauvages (enfin il paraît qu’il faut dire « cochons coureurs » )

Après ça, retour en bord de mer, au chaud pour la découverte de Carghese aux deux églises, orthodoxe et catholique, se jaugeant l’une l’autre face à face sur fond d ‘Océan, bienvenue en Grèce !

Miamiamiamiamiamiamiam.

Piano-piano/ Piana-piana

La fin de cette journée chaud/froid sera consacrée à une randonnée pédestre interrompue au bout de –quand même- quelques kilomètres pour cause de maladresse et de bloody pierres qui roulent sous vos pas et Vlan ! l’arrière train dans le maquis, ce qui permet de constater par soi même que les moult arbustes le composant sont certes odorants mais également épineux.

Ne possède pas le pied sûr de la chèvre qui veut !

Et, à l heure juste, Piana… Des kilomètres et des kilomètres de bouchons en été, type la francilienne aux heures de pointe. Pourquoi ? parce que la route est très étroite, très tourmentée, que les cars s’y entassent à qui mieux-mieux, que les voitures essayent de dépasser les cars, que les vélos roulent au milieu de la chaussée, que les randonneurs épuisés traversent sans regarder… ah oui, et que le site est classé …….

On y reste jusqu'à la tombée de la nuit avant de rejoindre le village d Ota où Barnabé sera bien gardé!

 

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